Raboteuse dégauchisseuse Kity : Avis, gamme complète et guide d’achat 2026

Kity n’existe plus. La marque alsacienne a tiré sa révérence en 2018, mais ses raboteuses dégauchisseuses continuent de circuler sur le marché de l’occasion — et de susciter des questions. Mon avis sur Kity après des années à croiser ces machines dans les ateliers : il y a du très bon et du médiocre, selon les modèles. Faut-il craquer pour une vieille 637 à 500 € ou passer son chemin ? Je fais le tri entre les vraies Kity françaises et les modèles post-rachat, avec les alternatives neuves pour chaque segment de prix.
Verdict Express : dégauchisseuse raboteuse kity
Mon avis sur les raboteuses dégauchisseuses Kity
Les raboteuses dégauchisseuses Kity ne se fabriquent plus depuis 2018, mais elles restent une valeur sûre sur le marché de l’occasion — à condition de viser les bons modèles. La meilleure Kity reste une 636 ou 637 française d’avant 2004 : construction robuste, mécanique simple et réparable, prix d’occasion attractifs.
Construction française solide et durable sur les séries 600 (635, 636, 637, 638, 639), mécanique entièrement démontable et réparable par un bricoleur soigneux, tables en fonte épaisses qui absorbent les vibrations, prix d’occasion de 400 € à 1 500 € selon modèles, et SAV assuré par Scheppach avec pièces détachées disponibles.
Qualité très inégale entre modèles français (avant 2004) et post-rachat (439, 2636, 2638), réglage initial souvent long — comptez 1 à 2 heures la première fois, disponibilité aléatoire sur le marché de l’occasion, aucune garantie à l’achat, et défauts récurrents sur les modèles post-Scheppach (coussinets fragiles sur la 439).
Pour qui accepte de consacrer quelques heures au réglage, une Kity 636 ou 637 bien entretenue constitue un investissement solide à budget maîtrisé. Fuyez les modèles post-rachat au prix fort — une alternative neuve (Leman, Holzmann) sera souvent préférable.
Qui est Kity ? Mon avis sur cette marque française historique
Kity, c’est un nom qui résonne dans les ateliers français depuis des décennies. Fondée en Alsace, cette marque a équipé des générations de menuisiers amateurs et de petits artisans avec des machines robustes, pensées pour durer. Les dégauchisseuses-raboteuses Kity des séries 600 — les 635, 636, 637, 638 et 639 — sont devenues des références, presque des objets de collection pour les passionnés du travail du bois.
En 2004, le rachat par Scheppach a marqué un tournant. La production s’est délocalisée en Chine, et de nouveaux modèles sont apparus : les 439, 2635, 2636, 2638 et DRA260. La qualité n’est plus tout à fait la même. Les forums spécialisés sont unanimes sur ce point : il y a les « vraies » Kity françaises, et les Kity post-rachat.
La marque a définitivement cessé son activité en 2018. Aujourd’hui, toutes les machines Kity s’achètent d’occasion. Bonne nouvelle : Scheppach assure toujours le SAV et fournit les pièces détachées pour l’ensemble de la gamme. Votre investissement reste donc pérenne, à condition de savoir ce que vous achetez.
Mon avis sur Kity ? C’est une marque qui a fait ses preuves sur le terrain. Les modèles français d’origine restent d’excellentes machines pour qui accepte de mettre les mains dans le cambouis et de patienter pour la mise au point.
Mon avis sur les raboteuses dégauchisseuses Kity
Parler d’une raboteuse dégauchisseuse Kity sans distinguer les époques, c’est comparer des pommes et des oranges. Avant 2004, la marque fabriquait en France des machines bâties pour le long terme. Après le rachat par Scheppach, la production est partie en Chine — et la philosophie avec.
Les séries 600 : du solide qui dure
Une Kity 636, c’est 60 kg de fonte et d’acier assemblés sans fioritures. Pourquoi ce poids compte ? Parce qu’une machine lourde absorbe les vibrations au lieu de les transmettre à la pièce — et ça se ressent directement sur la qualité du copeau. Pas de plastique, pas de compromis sur l’épaisseur des tables. Le principe est simple : une mécanique brute, entièrement démontable, que n’importe quel bricoleur soigneux peut entretenir et régler. J’ai croisé des 635 de plus de 40 ans qui tournent encore quotidiennement dans des ateliers associatifs — difficile d’en dire autant des machines actuelles à 400 €.
La 637 pousse le curseur plus loin : 100 kg sur la balance, des tables en fonte presque deux fois plus épaisses que celles de la 636. La 638 en 310 mm et la 639 en 410 mm s’adressent aux menuisiers qui travaillent régulièrement des plateaux larges. Ces machines-là, quand elles apparaissent sur Le Bon Coin en bon état, partent vite.
Les modèles post-2004 : une autre histoire
La 439, la 2636, la 2638 — ces références portent le nom Kity mais n’ont plus grand-chose à voir avec l’héritage alsacien. Les retours convergent : tables qui se dérèglent, coussinets en bronze frité qui lâchent prématurément sur la 439, barres de serrage des fers mal conçues sur la 2636. Ça fonctionne, mais il faut accepter de bidouiller.
Quant à la DRA260, vendue chez Castorama à l’époque, elle partage son ADN avec les combinés d’entrée de gamme actuels. Autant dire qu’une vieille 635 au même prix sera toujours un meilleur investissement.
À qui je recommande une raboteuse dégauchisseuse Kity ?
Aux bricoleurs patients, prêts à passer du temps sur la mise au point initiale. Aux chasseurs de bonnes affaires qui savent reconnaître une machine bien entretenue. Aux nostalgiques du « fabriqué pour durer ». Si vous cherchez du plug-and-play, passez votre chemin — une Kity d’occasion, ça s’apprivoise.
- ✓ Construction française robuste — Tables en fonte épaisses, mécanique rustique qui encaisse les décennies d’utilisation
- ✓ Mécanique 100% réparable — Conception simple, entièrement démontable, accessible à tout bricoleur soigneux
- ✓ Prix d’occasion attractifs — 400 € à 800 € pour une 636/637, soit 2 à 3× moins qu’une machine neuve équivalente
- ✓ SAV assuré par Scheppach — Pièces détachées disponibles, réseau de fournisseurs spécialisés en France
- ✓ Poids = stabilité — De 60 kg (636) à 300 kg (639), des machines qui absorbent les vibrations
- ✗ Qualité inégale selon les époques — Les modèles post-2004 (439, 2636, 2638) n’ont plus la robustesse des séries 600 françaises
- ✗ Réglage initial exigeant — Comptez 1 à 2 heures pour aligner correctement les fers et ajuster les tables
- ✗ Disponibilité aléatoire — Marché de l’occasion : il faut guetter les bonnes affaires et savoir évaluer l’état
- ✗ Aucune garantie — Achat d’occasion = aucun recours en cas de problème, contrairement au neuf
- ✗ Défauts récurrents sur la 439 — Coussinets en bronze frité qui s’usent prématurément, conception moins solide
La gamme Kity — Raboteuses et Dégauchisseuses
Avant de détailler chaque modèle, un conseil de terrain : quand vous allez voir une Kity d’occasion, apportez une règle de maçon d’un mètre, une lampe torche et un peu de temps. Faites tourner la machine à vide, écoutez les bruits suspects, vérifiez que l’entraînement du rabotage fonctionne. Une Kity bien entretenue se reconnaît à ses tables sans rouille et à son arbre qui tourne sans jeu.
Fiche technique — Gamme Kity Raboteuses Dégauchisseuses
| Modèle | Largeur | Poids | Moteur | Prix occasion | Équivalents actuels (neuf) | Verdict |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Kity 635 | 200 mm | ~50 kg | Mono / Tri | 150 € – 400 € | Güde GADH 200 • Scheppach HMS850 | Bon début |
| Kity 636 | 250 mm | ~60 kg | Mono / Tri | 300 € – 500 € | Leman RAD250 • Holzmann HOB260ECO | Recommandé |
| Kity 637 | 260 mm | ~100 kg | 2 CV mono / 3 CV tri | 500 € – 1 000 € | Leman RAD260 • Holzmann HOB260NL | Recommandé |
| Kity 638 | 310 mm | ~200 kg | 2,5 – 4,3 CV | 800 € – 1 500 € | Leman RAD310 • Jet JPT-310 • Holzmann HOB305PRO | Semi-pro |
| Kity 639 | 410 mm | ~300 kg | Tri 380V uniquement | 800 € – 1 500 € | Holzstar ADH41 • Scheppach Plana 6.1c | Pro mais rare |
| Kity 439 ⚠️ | 200 mm | ~80 kg | 1,1 kW mono | 350 € – 500 € | Scheppach HMS1070 • Güde GADH 254 | À éviter |
Kity 635 — L’initiation au rabotage sérieux
Avec ses 200 mm de largeur et 50 kg sur la balance, la 635 incarne l’entrée de gamme Kity française. Ses 2 fers tournent à 6 500 tr/min — une vitesse qui compense le manque de puissance moteur. Les tables en aluminium se rayent facilement, mais conservent leur planéité sur la durée.
Le revers : la 635 cale sur les bois durs si vous forcez. Sur du chêne, 1 mm de passe maximum. Pour du résineux, elle avale le travail sans broncher.
Prix d’une raboteuse dégauchisseuse Kity 635 ? Comptez 120 € à 200 € sans moteur, 250 € à 400 € avec moteur en état de marche. C’est l’entrée la plus accessible dans l’univers Kity français.
Pour qui ? Le débutant qui veut apprendre le corroyage sans se ruiner, dans un petit atelier, sur bois tendres principalement.
L’alternative moderne : Si vous ne dénichez pas de 635 bien entretenue, la Güde GADH 200 propose des caractéristiques similaires (204 mm de largeur, 1 250 W) pour environ 270 € – 320 € neuve. Construction comparable en aluminium moulé, gabarit compact. La Güde manque du charme des vieilles françaises, mais elle sort du carton prête à travailler.
Kity 636/637 — Les deux références du marché occasion
Ces deux machines trustent les petites annonces depuis des décennies. La 636 existe depuis 1982.
La 636 : 250 mm de largeur, 60 kg. Tables en aluminium qui peuvent se creuser au centre après usage intensif. Pour vérifier : posez une règle de maçon bien droite sur toute la longueur de la table. Si vous voyez du jour au milieu, la table a travaillé — négociez ou passez votre chemin. Le réglage des fers demande de la patience. Comptez une à deux heures la première fois, le temps de comprendre la mécanique. L’astuce : alignez d’abord les fers sur la table de sortie avec un tasseau bien droit posé en travers, puis affinez au comparateur si vous en avez un.
La 637 : 260 mm, 100 kg, tables en fonte deux fois plus épaisses. Arbre à 5 800 tr/min, motorisation 2 CV mono ou 3 CV tri. Aspiration intégrée et table de sortie réglable facilitent l’usage quotidien. C’est ma recommandation pour une dégauchisseuse-raboteuse combinée fiable sans se ruiner.
Le choix ? La 636 pour les espaces restreints, la 637 pour plus de rigidité.
Les alternatives modernes : Le segment 250-260 mm regorge d’options neuves. La Leman RAD250 (environ 1 425 €) reprend la philosophie des Kity françaises : bâti mécano-soudé, tables en fonte d’acier avec lèvres anti-bruit — ces petits rebords usinés à l’arrière des tables qui réduisent le claquement du bois quand il passe sur l’arbre —, 3 fers HSS. C’est l’équivalent le plus proche en termes de conception. La Leman RAD260 offre une alternative plus légère (65-72 kg) avec un moteur de 2 000 W pour environ 1 035 € — intéressant si vous privilégiez la mobilité. Pour un budget plus serré, la Holzmann HOB260NL tourne autour de 1 360 € avec un assemblage européen qui fait la différence sur les finitions.
Kity 638/639 — Le territoire semi-professionnel
On change de catégorie. La 638 pèse 200 kg, la 639 frôle les 300 kg. Ces machines s’installent et restent en place.
La 638 propose 310 mm de largeur avec un fût de table surdimensionné. Concrètement, ça signifie que la table de rabotage repose sur un cylindre de guidage plus gros que la moyenne — moins de flexion sous charge, moins de vibrations. Sur du chêne ou du frêne, la différence se voit : le copeau sort régulier, sans marques d’usinage. Motorisation de 2,5 à 4,3 CV selon les versions mono ou triphasé. Point de vigilance : inspectez le module d’entraînement du rabotage avant achat.
La 639 pousse à 410 mm de large avec deux vitesses d’entraînement. Le hic : triphasé 380V uniquement. Autre faiblesse connue : le pignon d’entraînement des rouleaux en plastique qui peut lâcher.
Pour quel usage ? Ateliers traitant régulièrement des pièces larges — agencement, restauration, fabrication de meubles. L’encombrement exclut les petits ateliers. Entre les deux, la 638 reste plus accessible en prix et en installation.
Les alternatives modernes : Pour remplacer une 638, la Jet JPT-310 s’impose comme référence du segment 310 mm. Avec son moteur de 2,2 kW, ses tables en fonte grise nervurées et son système de changement dégau/rabot ultra-rapide, elle cible les ateliers exigeants pour environ 2 600 € – 2 900 €. La Leman RAD310 propose des prestations comparables autour de 3 020 € avec 4 fers HSS au lieu de 3.
Pour la catégorie 410 mm de la 639, les Holzstar de la gamme ADH constituent l’alternative la plus accessible. L’ADH 41-4C démarre autour de 3 600 € TTC — un investissement conséquent, mais vous repartez avec une machine neuve, garantie, et un SAV structuré.
Kity 439 — L’héritière controversée
La 439, c’est la Kity post-rachat la plus répandue. Vendue neuve autour de 850 € chez Leroy Merlin jusqu’en 2018, elle équipe encore de nombreux ateliers amateurs.
Sur le papier : 200 mm de largeur, moteur intégré de 1,1 kW, tables en fonte d’aluminium. Un gabarit compact qui se déplace facilement. La machine fonctionne correctement pour un usage occasionnel sur bois tendres.
Le problème récurrent : les coussinets des rouleaux d’entraînement en bronze frité. Ces pièces s’usent prématurément et finissent par se désintégrer. Le remplacement est possible — Scheppach fournit les pièces — mais c’est un défaut de conception agaçant pour une machine de ce prix.
Les 2635, 2636 et 2638 partagent cette philosophie « Kity de nom seulement ». Réglages d’usine approximatifs, qualité variable selon les séries. La DRA260, entrée de gamme vendue en GSB, ne vaut pas qu’on s’y attarde.
Mon conseil ? Si vous trouvez une 439 à petit prix et en bon état, pourquoi pas. Autrement, une vieille 635 ou 636 reste un choix plus judicieux à budget équivalent.
Les alternatives modernes : Le segment entrée de gamme 200-254 mm offre plusieurs options neuves intéressantes. La Güde GADH 254 (254 mm, 1 500 W) se négocie autour de 400 € — c’est la descendante directe de la 439 en termes de positionnement, avec un rapport qualité-prix correct pour du bricolage occasionnel. La Scheppach HMS1070 joue dans la même cour (254 mm, 1 500 W) pour 315 € – 370 €, avec l’avantage d’une garantie 5 ans extensible à 10 ans. Ces machines ne révolutionneront pas votre atelier, mais elles arrivent réglées et garanties — un confort que la 439 d’occasion ne peut plus offrir.
Raboteuse dégauchisseuse Kity vs la concurrence
Comparer une raboteuse dégauchisseuse Kity d’occasion à des machines neuves peut sembler déloyal. Pourtant, c’est la question que se posent beaucoup d’acheteurs : vaut-il mieux investir dans une vieille Kity française ou partir sur du neuf ?
Raboteuse dégauchisseuse Kity vs Scheppach : l’héritier officiel
Scheppach a racheté Kity en 2004 et gère depuis le service après-vente. Les gammes actuelles Plana 2.0c, 3.1c et 4.1c descendent directement des Kity 439, 2636 et 2638. Les pièces sont souvent compatibles — pratique pour les réparations.
La différence ? Une Scheppach Plana 3.1c neuve se négocie entre 1 600 € et 1 900 € TTC selon les revendeurs. Une Kity 637 d’occasion correctement entretenue se trouve autour de 500 € – 800 €, parfois jusqu’à 1 000 € avec accessoires. L’écart reste significatif — un rapport de 1 à 2 ou 3 selon l’état de la machine. La Plana arrive réglée d’usine avec une garantie de 5 ans (extensible à 10 ans). La Kity d’occasion demande du temps et des compétences pour la remettre à niveau, mais l’économie réalisée finance largement un comparateur, une règle de précision et quelques heures de patience.
Kity vs Leman, Holzmann, Bernardo : les alternatives modernes
Ces marques proposent des raboteuses-dégauchisseuses neuves à des tarifs compétitifs. La Leman RAD260, équivalente moderne de la Kity 637, affiche environ 1 035 € neuve. La Holzmann HOB260NL tourne autour de 1 360 €.
Construction similaire : bâti mécano-soudé, tables en fonte, 3 fers HSS. La différence se joue sur les finitions et le contrôle qualité. Une Kity française d’origine offre généralement des tables plus épaisses et une mécanique plus rustique. Les machines actuelles compensent par un réglage d’usine plus soigné et des équipements modernisés (clapets d’aspiration automatiques, indicateurs de position).
Alors, raboteuse dégauchisseuse Kity ou neuf ?
Tout dépend de votre profil. Vous aimez remettre en état, ajuster, comprendre la mécanique de votre machine ? Une Kity 636 ou 637 bien choisie vous comblera à prix contenu. Vous préférez brancher et travailler sans vous poser de questions ? Orientez-vous vers du neuf — Leman, Holzmann ou Scheppach selon votre budget.
Une certitude : évitez les Kity post-2004 au prix fort. À tarif équivalent, les alternatives neuves offrent une meilleure garantie et un SAV plus simple à gérer.
Conclusion et avis final sur Kity
La raboteuse dégauchisseuse Kity reste une valeur sûre sur le marché de l’occasion — à condition de viser les bons modèles. Les 636 et 637 offrent le meilleur compromis entre prix, encombrement et capacité. La 638 et la 639 s’adressent aux menuisiers qui ont l’espace et les besoins correspondants.
Évitez les modèles post-2004 sauf opportunité exceptionnelle. Une 439 à 200 € peut se défendre. Une 2636 à 800 € mérite réflexion face aux alternatives neuves disponibles au même tarif.
Mon conseil pour débuter : guettez une Kity 637 entre 500 € et 700 € sur Le Bon Coin. Prévoyez un budget réglage (comparateur, règle, patience) et un aspirateur à copeaux adapté. Vous aurez une machine capable de vous accompagner pendant des décennies.
