Raboteuse dégauchisseuse Scheppach hms 1070

👍 Ce qui simplifie le quotidien
  • Moins de 400 euros pour 252 mm de large, marque etablie
  • Passage 5-120 mm pour tasseaux, tablettes et traverses
  • 27,5 kg, deplacable par un seul operateur
  • Guide inclinable 90-135 degres pour chanfreins
  • Garantie extensible a 10 ans sur inscription
👎 Ce qui complique les choses
  • Aspiration Ø 76 mm, adaptateur obligatoire pour systemes standards
  • Regime S6/40 pourcent : 4 min de travail, 6 min de pause
  • Guide perpendiculaire instable, flechit sous pression
  • 92,9 dB(A) au poste, casque antibruit indispensable
  • Coplanearite des tables non reglable en cas de defaut

Scheppach HMS1070 : Mon avis et test complet 2026

Votre garage déborde de planches brutes récupérées sur un chantier, et le rabot électrique portatif ne suffit plus. Vous cherchez une machine capable de dresser une face, puis de calibrer l’épaisseur, sans exploser le budget. La Scheppach HMS1070 aligne les arguments attendus : 252 mm de largeur, 1 500 W, et un ticket d’entrée qui oscille entre 350 et 400 € selon les enseignes.

Mais voilà ce que trente ans d’atelier m’ont appris : une fiche technique ne raconte jamais toute l’histoire. Le moteur tiendra-t-il sur du chêne ? Les tables resteront-elles planes après six mois ? Le guide perpendiculaire mérite-t-il sa réputation de point faible ? Ce sont ces questions qui comptent vraiment quand on sort la carte bleue.

Dans ce test et avis sur la raboteuse dégauchisseuse Scheppach HMS1070, je passe au crible ce que cette combinée d’entrée de gamme peut réellement offrir, et surtout ce qu’elle ne peut pas.

6,0
sur 10
Le ticket d entree du corroyage

Verdict Express : Mon avis sur la Scheppach HMS1070

A moins de 400 euros, la Scheppach HMS1070 donne acces au corroyage 252 mm pour les bricoleurs qui acceptent ses compromis. Le moteur de 1 500 W convient aux resineux et feuillus tendres, le passage de 120 mm autorise les pieces epaisses.

+ Ce qui facilite le travail

252 mm de largeur sous les 400 euros, garantie extensible a 10 ans via Scheppach+, format compact de 27,5 kg deplacable par un seul operateur, passage 5-120 mm pour tasseaux et traverses.

! Les compromis a accepter

Aspiration Ø 76 mm qui impose un adaptateur et un extracteur dedie, niveau sonore de 92,9 dB(A) qui exige le casque antibruit, guide perpendiculaire a renforcer avec un sur-guide maison, regime S6/40 pourcent qui fractionne les longues sessions.

Pour le bricoleur occasionnel qui prevoit l aspirateur d atelier et travaille du resineux, le calcul reste favorable.

Pas convaincu par la HMS1070 ?

Aspiration en Ø 76 mm qui complique le raccordement, guide perpendiculaire à renforcer soi-même, ou sessions trop courtes à cause du régime S6/40 % : la HMS1070 ne conviendra pas à tous les ateliers. D’autres combinées méritent un coup d’œil — parfois moins larges mais mieux équipées en aspiration, ou légèrement plus lourdes pour une stabilité accrue.

📋 Fiche technique Scheppach HMS1070

⚙️ Motorisation

Puissance absorbee1 500 W
Alimentation230 V monophase
Regime de serviceS6 / 40 pourcent
Vitesse de rotation8 500 tr/min
Niveau sonore106 dB(A) LWA / 92,9 dB(A) LpA

📐 Degauchissage

Largeur max252 mm
Passe max2 a 2,5 mm
Longueur guide635 mm
Inclinaison guide90 a 135 degres
TablesAluminium moule sous pression

🔧 Rabotage

Largeur max252 mm
Hauteur passage5 a 120 mm
Passe max2 mm
Vitesse avance7,2 m/min
Nombre de fers2 HSS (261 x 16,5 x 1,5 mm)

📦 Encombrement

Dimensions965 x 494 x 483 mm
Poids net27,5 kg
BatiTole pliee
AspirationØ 76 mm
InterrupteurCoup de poing securite

🎯 A quel profil s adresse la Scheppach HMS1070 ?

Une combinee taillee pour le bricoleur occasionnel qui veut entrer dans le corroyage sans depasser 400 euros, a condition d investir dans l aspiration.
VCette machine est pour vous si
  • >Vous cherchez une combinee 252 mm sous les 400 euros avec une marque etablie derriere
  • >Votre atelier fait moins de 15 m² et vous avez besoin d une machine compacte et deplacable
  • >Vous travaillez principalement du resineux et des feuillus tendres : sapin, pin, peuplier, tilleul
  • >Vous possedez deja un aspirateur d atelier ou etes pret a en acquerir un (100-200 euros)
  • >Vous acceptez de fabriquer un sur-guide et de paraffiner vos tables regulierement
XPassez votre chemin si
  • >Votre budget total (machine + aspirateur) ne depasse pas 400 euros
  • >Vous corroyez regulierement du chene, hetre ou frene en pleine largeur
  • >Vous avez besoin de sessions continues de plus de 4 minutes sans pause
  • >Vous recherchez une machine prete a l emploi sans reglages ni bricolage
  • >Vous visez un usage semi-professionnel ou des volumes importants

Le colis affiche moins de 30 kg sur la balance. Une fois l’emballage retiré, le bâti en tôle pliée arborant le bleu caractéristique de la marque bavaroise annonce clairement la catégorie : une machine d’entrée de gamme, conçue pour être légère et transportable plutôt que massive et indéformable.

Les tables en fonte d’aluminium moulé sous pression présentent un usinage acceptable sans être exemplaire. Ouvrez l’œil dès le déballage : la conception ne prévoit aucune vis de réglage pour corriger la coplanéité des tables. C’est un défaut que je rencontre régulièrement sur les combinées de ce segment de prix. Si votre exemplaire sort de l’usine avec un léger décalage entre table d’entrée et table de sortie, vous n’aurez aucun ajustement possible. Autant le savoir avant de passer commande.

Le guide perpendiculaire de 635 mm s’incline de 90° à 135° pour autoriser les chanfreins. La buse d’aspiration en Ø 76 mm sort à l’arrière, un diamètre inférieur au standard de 100 mm des machines plus lourdes. L’interrupteur marche/arrêt avec coup de poing rouge se positionne en façade, accessible d’un geste naturel en cas d’urgence.

Les quatre embouts caoutchouc sous le châssis amortissent les vibrations, mais avec 27,5 kg sur la balance, ne comptez pas sur la seule inertie pour stabiliser l’ensemble. Une fixation au support sera rapidement nécessaire dès que vous attaquerez des passes sérieuses.

Un moteur universel à balais, premier facteur limitant

Le bloc moteur développe 1 500 W en 230 V monophasé. Une prise domestique standard suffit, pas besoin de tirer une ligne triphasée. Le hic : il s’agit d’un moteur universel à balais, technologie courante à ce prix mais qui impose ses contraintes.

Première contrainte : le bruit. Ce type de motorisation dépasse allègrement les 90 dB en charge. La fiche constructeur annonce 106 dB(A) en puissance acoustique, 92,9 dB(A) en pression au poste de travail. Pour vous donner un repère concret, c’est le niveau d’une tronçonneuse en action. J’insiste sur ce point parce que beaucoup de débutants sous-estiment la fatigue auditive : le casque antibruit n’est pas une option, c’est une obligation dès la première minute.

Deuxième contrainte : le régime de service S6 / 40 %. La machine est conçue pour un usage intermittent, soit 4 minutes en charge sur un cycle de 10 minutes. Au-delà, le disjoncteur thermique coupe le moteur et impose une pause d’environ 6 minutes. Sur une longue session de corroyage, ce rythme fractionné peut vite devenir pénible.

L’arbre et les fers

L’arbre porte-fers tourne à 8 500 tr/min et accueille 2 fers HSS. Deux fers plutôt que trois, c’est la norme sur ce segment. Résultat : moins de coupes par tour d’arbre, et des ondulations d’usinage légèrement plus marquées sur les bois durs que sur une machine équipée d’un arbre à trois ou quatre fers.

Capacités de travail

La largeur utile atteint 252 mm, le standard « 10 pouces » répandu sur les combinées d’entrée de gamme. En dégauchissage, la profondeur de passe maximale grimpe à 2-2,5 mm selon les sources. La hauteur de passage en rabotage va de 5 à 120 mm, avec une vitesse d’avance automatique calibrée à 7,2 m/min.

Par rapport à la HMS1080 que j’ai également analysée, la fiche technique affiche des valeurs très proches : même largeur de 252 mm, même puissance de 1 500 W. La différence entre les deux modèles se joue principalement sur la génération de la machine, certaines finitions et le réseau de distribution. Si vous hésitez entre les deux, le critère décisif sera souvent le prix au moment de l’achat.

Résineux et feuillus tendres : le terrain de jeu naturel

Sur sapin, pin, épicéa ou peuplier, la machine fait le travail sans forcer. En respectant des passes de 1,5 à 2 mm en dégauchissage, le moteur tient son régime et le bois défile régulièrement. Vous récupérez des planches de palette ou des chutes de chantier pour vos projets ? La HMS1070 gère ce type de travail correctement. L’état de surface obtenu dépasse ce qu’on trouve sur les planches vendues « dégauchies » en grande surface de bricolage.

Autre réflexe à adopter : les tables en aluminium ont tendance à accrocher le bois brut. C’est un comportement que je connais bien sur les machines de cette gamme de prix. L’application régulière de paraffine ou d’un lubrifiant sec type Silbergleit réduit la friction, soulage les rouleaux d’entraînement et évite les marques de brûlure sur les essences résineuses. Intégrez ce geste dans votre routine avant chaque session, pas après les premiers problèmes.

Feuillus durs : adapter sa méthode ou changer de machine

C’est là que les 1 500 W montrent leurs limites. Sur du chêne, du hêtre ou du mélèze, j’applique une règle simple : des passes de 0,5 mm maximum. Au-delà, le moteur ralentit sensiblement, le bois avance par à-coups et la qualité de coupe s’en ressent. L’erreur classique du débutant, c’est de vouloir aller trop vite et de forcer la machine. Elle se vengera par un état de surface médiocre et une usure prématurée.

Le résultat reste acceptable si vous multipliez les passages. Avec de la patience, on obtient une surface correcte sur du chêne ou du noyer. Mais soyons honnêtes : descendre un plateau de 25 à 22 mm d’épaisseur mobilise un temps que tout le monde n’a pas. Ce test sur les feuillus durs confirme mon avis : si ces essences constituent l’essentiel de votre production, cette machine n’est tout simplement pas dimensionnée pour vous.

Le talonnage : défaut récurrent, parade connue

La brièveté de la table de rabotage (380 mm) engendre un phénomène classique sur les machines compactes : le talonnage (ou snipe). Un léger creusement apparaît en début ou en fin de pièce, là où le bois n’est plus soutenu que par un seul rouleau.

La parade, je l’ai appliquée sur bien des combinées de ce gabarit quand je formais des débutants ou dépannais des collègues : soutenir manuellement la pièce vers le haut à l’entrée et à la sortie, ou prolonger la table avec un plateau auxiliaire en médium. Le geste s’acquiert en quelques heures. Mais si vous débutez, prévoyez quelques chutes d’essai avant d’attaquer votre projet. C’est le meilleur investissement que vous puissiez faire.

L’aspiration : impossible de s’en passer

Le raccord en Ø 76 mm impose de raccorder un aspirateur d’atelier dès la première utilisation. Mon avis est tranché sur ce point : sans extraction efficace, le carter de rabotage s’engorge en quelques minutes. Les copeaux s’accumulent sous les rouleaux presseurs, marquent la surface du bois et finissent par bloquer les mécanismes internes. Pour dimensionner correctement votre installation d’aspiration, visez un débit d’au moins 20 m/s au niveau du raccord.

Ce qui fonctionne

Le prix d’entrée reste l’argument massue : entre 350 et 400 €, difficile de trouver une combinée 252 mm moins chère avec une marque établie derrière. Le format compact (965 × 494 × 483 mm) et le poids contenu permettent à un seul opérateur de déplacer la machine ou de la ranger contre un mur entre deux sessions.

Le passage de 5 à 120 mm en rabotage suffit pour l’essentiel des travaux d’un bricoleur : tasseaux, tablettes, chants de meubles, traverses de cadre. La garantie extensible à 10 ans via le programme Scheppach+ (inscription sous 30 jours) constitue un filet de sécurité appréciable vu la mécanique sollicitée.

La vitesse d’avance automatique à 7,2 m/min assure un débit régulier sans effort, et le réglage de hauteur par manivelle autorise un ajustement progressif.

Ce qui coince

Le guide perpendiculaire concentre les critiques, et à raison. Fixé en un seul point, il fléchit sous pression et certains exemplaires présentent un voile dès la sortie d’usine. Obtenir un équerrage fiable à 90° demande des vérifications constantes. La solution que je recommande systématiquement sur ce type de guide : fabriquer un sur-guide en médium de 19 mm vissé par-dessus. Vingt minutes de travail qui transforment l’expérience au quotidien.

Le niveau sonore impose le port du casque antibruit en permanence. Les vibrations sont telles que la manivelle de réglage peut tourner d’elle-même pendant le travail, faussant vos cotes si vous n’y prenez pas garde.

Côté durabilité, des retours signalent un jeu dans les roulements après environ 18 mois d’usage régulier. Et attention aux pièces détachées : selon la série de fabrication (0109 ou 0115), les composants internes diffèrent. Vérifiez votre numéro de série avant toute commande.

Ce comparatif prolonge le test en confrontant la HMS1070 à trois alternatives directes dans la même gamme de prix.

CritèreScheppach HMS1070Einhell TC-SP 204Fartools PTH 254BLeman LODRA 210
Largeur de travail252 mm204 mm254 mm210 mm
Puissance1 500 W1 500 W1 500 W1 500 W
Hauteur de passage5-120 mm5-120 mm5-120 mm6-210 mm
Poids27,5 kg24 kg32 kg27 kg
AspirationØ 76 mmØ 100 mmØ 100 mmØ 60 mm
Prix constaté350-400 €300-380 €350-420 €370-450 €

La combinée Einhell TC-SP 204 joue dans la même fourchette de prix mais sacrifie près de 50 mm de largeur. Pour des travaux sur tasseaux et petites pièces, c’est suffisant. Pour des tablettes ou panneaux larges, la limite se fera vite sentir. Avantage : son raccord d’aspiration en Ø 100 mm facilite le raccordement aux systèmes standards.

La PTH 254B de chez Fartools affiche une largeur équivalente (254 mm) et la même puissance de 1 500 W. Son poids légèrement supérieur (32 kg) apporte un surcroît de stabilité appréciable.

La LODRA 210 de Leman se situe entre les deux en largeur (210 mm) avec une réputation de robustesse supérieure chez les utilisateurs qui l’ont éprouvée sur plusieurs années. Budget plus élevé, mais SAV français réactif.

La HMS1070 n’est pas une machine de précision prête à l’emploi. C’est un outil de corroyage économique qui délègue à l’utilisateur tout le travail de compensation des tolérances mécaniques. En trente ans d’atelier, j’ai vu passer des dizaines de machines de ce calibre : elles demandent toutes des réglages manuels fréquents, un entretien rigoureux et une gestion serrée des passes.

Pour le bricoleur averti qui accepte ces contraintes et travaille principalement du résineux ou des feuillus tendres, le rapport prix/capacité reste difficile à battre sous les 400 €. C’est une porte d’entrée honnête dans le monde du corroyage à domicile.

En revanche, si votre objectif, c’est les feuillus durs ou un usage plus soutenu, le budget supplémentaire pour une machine plus robuste sera vite rentabilisé en temps et en sérénité. Pour affiner votre choix, consultez notre guide pour bien choisir votre raboteuse dégauchisseuse ou explorez directement le classement des modèles que nous recommandons.

Questions fréquentes sur la Scheppach HMS1070

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