Raboteuse dégauchisseuse Femi PF250

👍 Points forts
  • Pietement fourni, montage en 30-40 min
  • Table degau 920 mm, pieces longues bien guidees
  • Fers reaffutables, duree de vie prolongee
  • Demarrage sans a-coup, peu de vibrations a vide
  • Qualite de coupe correcte sur resineux en passe pleine
👎 Points faibles
  • 102 dB, casque obligatoire a chaque session
  • Buse 60 mm, reducteur necessaire pour l aspirateur
  • Goulotte aspiration a degager toutes les 15-20 min
  • Passe limitee a 2 mm, en deca de la Fartools (3 mm)
  • Surcout de 170-450 € vs concurrence a caract. egales

Femi PF 250 : test et avis sur la combinée italienne 254 mm à 750 €

Vous avez vos planches de hêtre empilées contre le mur, un projet de meuble en tête, et pas de machine pour les corroyer. Vous connaissez la différence entre dégauchisseuse et raboteuse, vous savez qu’il vous faut une combinée. En parcourant les annonces, vous tombez sur la raboteuse dégauchisseuse Femi PF 250. Le piètement est fourni, la conception est italienne, le prix tourne autour de 750 €. Sur le papier, tout semble cocher les bonnes cases.

Sauf qu’en face, d’autres concurrentes offrent les mêmes 254 mm de largeur pour 350 à 575 €. Même puissance, même type de motorisation. Alors pourquoi payer le double d’une Scheppach HMS 1080 ?

Femi joue la carte de l’origine européenne et du piètement intégré. Ce test passe la machine au fil du bois, du sapin au chêne, pour trancher : est-ce que les copeaux sont meilleurs qu’avec une Scheppach à moitié prix ? Non. Voici mon avis après passage en atelier.

5,5
sur 10
Combinée italienne, surcoût à peser

Verdict Express : Mon avis sur la Femi PF 250

Une combinee 254 mm italienne a 740-820 € TTC, sur pietement. Le prix le plus eleve du segment, 50 a 100 % au-dessus des concurrentes a caracteristiques egales. Le pietement fourni et l origine europeenne justifient-ils le surcout ? Le test tranche : non.

+ Ce qui joue en sa faveur

Conception et assemblage italien (Femi SpA, Castel Guelfo di Bologna), pietement fourni inclus dans le prix a stabiliser sur plan lourd. Table degau de 920 mm pour le corroyage de pieces longues. Fers HSS reaffutables qui prolongent la duree de vie par rapport aux consommables jetables. Guide parallele genereux (635 × 124 mm) pour un dressage confortable.

! Ce qu il faut anticiper

102 dB en service, protections auditives obligatoires a chaque session. Buse aspiration de 60 mm seulement (standard segment = 100 mm), reducteur necessaire et perte de charge importante. Garantie 1 an constructeur face a Scheppach 5+5 ans avec enregistrement sous 30 jours et Fartools 5 ans. Le ticket le plus eleve du segment sans avantage mesurable sur les caracteristiques (memes 1 500 W, memes 254 mm, meme passe 2 mm que la concurrence). Fers au format specifique 261 × 16,5 × 1,5 mm, appro via circuit italien.

Pour qui : amateur en atelier fixe qui veut une combinee 254 mm de conception europeenne avec pietement et qui accepte le surcout pour l origine italienne. Passez votre chemin si le budget commande (HMS 1080 moitie prix), si la garantie pese (Fartools 5 ans, Scheppach 5+5 ans), si vous travaillez regulierement des essences denses en pleine largeur ou si votre aspiration n est pas compatible avec une buse de 60 mm.

Pas convaincu par la PF 250 ?

Trois concurrentes offrent les mêmes 254 mm de largeur pour 170 à 450 € de moins. Comparez avant de trancher.

→ Lire le test complet de la Scheppach HMS 1080

254 mm de largeur, 1 500 W, 27,5 kg, garantie cinq ans extensible à dix ans avec enregistrement sous 30 jours. Deux fois moins chère que la Femi pour les mêmes caractéristiques.

→ Lire notre test de la Güde GADH 254

254 mm, 1 500 W, 32,5 kg, passe dégau 3 mm / rabotage 2 mm, 93 dB LWA. 250 à 300 € de moins que la Femi avec 1 mm de passe dégauchissage en plus.

→ Voir la Fartools PTH 254B

254 mm, 1 500 W, 3 mm de passe, garantie 5 ans, transmission chaîne. 170 € de moins que la Femi avec 50 % de capacité de passe en plus.

📋 Fiche technique Femi PF 250

⚙️ Motorisation

Puissance1 500 W
Alimentation230 V ~ 50 Hz
Vitesse arbre9 000 tr/min
Avance rabotage6 m/min
TransmissionCourroie Poli-V 5PJ605
Nombre de fers2 HSS reaffutables
Dimensions fers261 × 16,5 × 1,5 mm
Type fersReaffutables, non reversibles

📐 Dégauchissage

Largeur degau254 mm
Table degau920 × 262 mm
Passe max degau2 mm
Guide parallele635 × 124 mm

🔧 Rabotage

Largeur rabotage254 mm
Hauteur passage5 a 120 mm
Passe max rabotage2 mm

📦 Encombrement & bruit

Poids33,5 kg
Dimensions emballage1 027 × 508 × 433 mm
Niveau sonore102 dB
Buse aspiration60 mm
PietementFourni
Accessoires2 fers, socle, capteur aspiration, guide parallele

🎯 Femi PF 250 : est-ce la bonne machine pour vous ?

Le critere decisif sur cette combinee n est pas la puissance ni la largeur, c est le rapport entre le prix paye et ce que la concurrence offre pour 170 a 450 € de moins. Si le surcoût pour l origine italienne et le pietement fourni ne pese pas dans votre decision, trois alternatives font aussi bien a budget inferieur.
VCette machine est pour vous si
  • >Vous cherchez une combinee 254 mm de conception europeenne et l origine italienne Femi compte dans votre decision
  • >L atelier est fixe et le pietement fourni vous evite un achat supplementaire
  • >Le travail porte principalement sur resineux et feuillus tendres (sapin, epicea, pin, peuplier, tilleul) en pieces de moins de 254 mm
  • >Votre budget combinee tolere le surcout de 170-450 € par rapport aux alternatives a caracteristiques egales
  • >L aspirateur d atelier est en Ø100 mm avec reducteur 100 vers 60 mm et un debit effectif d au moins 450 m3/h apres reduction
XPassez votre chemin si
  • >Le budget est contraint sous 600 € et vous voulez les memes 254 mm (Scheppach HMS 1080 des 355 €, Gude GADH 254 des 400 €)
  • >Le travail porte regulierement sur chene, hetre dur, frene ou exotiques denses en pleine largeur de 254 mm
  • >La garantie longue pese dans la decision : Fartools offre 5 ans, Scheppach 5+5 ans, Femi reste a 1 an
  • >Un SAV France structure avec reseau de reparateurs et pieces sous 48h est indispensable
  • >La machine doit offrir une profondeur de passe superieure a 2 mm (la Fartools PTH 254B offre 3 mm en rabotage)

La raboteuse dégauchisseuse Femi PF 250 face aux combinées du segment

Le colis arrive en un seul bloc : 33,5 kg à sortir du calage polystyrène sans rayer les tables. C’est faisable seul, mais il faut un plan dégagé et les deux bras libres. Pas le genre de carton qu’on manœuvre dans un couloir étroit.

Le piètement en tôle pliée se boulonne en trente à quarante minutes avec les clés fournies. Rien de compliqué. Par contre, ne comptez pas utiliser la machine dessus sans l’arrimer. À 33,5 kg piètement compris, la partie outil pèse probablement 22 à 25 kg. Trop léger pour absorber ses propres vibrations. J’ai vu assez de machines de ce gabarit danser sur leur support pour le dire sans hésiter : la tôle pliée amplifie les résonances au lieu de les étouffer. Boulonnez le tout sur un établi en hêtre massif ou un plan en MDF de 40 mm avec 20 à 30 kg de lest sur l’étagère basse (dalles béton, sacs de sable, parpaings), sinon elle se déplace à pleine charge.

Avant le premier copeau, sortez une règle de précision et vérifiez la coplanarité des tables. Posez un niveau à bulle de 1 m en travers des deux tables, moteur éteint. Si la lumière passe dessous, les tables ne sont pas dans le même plan. Sur les machines à tables alu de ce segment, l’écart se corrige rarement : si votre exemplaire est hors tolérance à la réception, c’est un motif de retour.

Côté rigidité, les tables alu de la PF 250 ne fléchissent pas sous la pression de la main, mais elles n’ont pas l’inertie d’une table en fonte. En pratique, sur les pièces courtes, pas de différence. Sur une planche de 1,20 m en porte-à-faux, la table de sortie vibre légèrement. C’est ce qu’on retrouve sur toutes les machines du segment à ce prix.

Les tables sont en aluminium coulé sous pression, pas en fonte. L’alu moulé, c’est la loterie : d’un exemplaire à l’autre, la planéité varie, la surface se raye plus vite, et le bois glisse moins bien qu’en fonte, surtout les résineux chargés en résine. Il faudra cirer régulièrement. Vérifiez aussi l’équerrage du guide parallèle à 90° avant la première passe de dégauchissage. Sur ce type de machine, ce réglage doit être contrôlé à chaque repositionnement. Un utilisateur a reçu sa PF 250 avec les tables ni parallèles ni coplanaires, au point de fabriquer des fixations métalliques pour forcer l’alignement. Ce n’est pas un défaut propre à cette machine. C’est le lot de toutes les dégau-rabot à tables alu de cette gamme de prix, quelle que soit la marque. Le réflexe à prendre : vérifier avant de raboter, pas après trois planches voilées.

Premier démarrage à vide. Le moteur accroche sans à-coup. Vérifiez la tension de la courroie à la réception, une courroie mal tendue en usine ou pincée pendant le transport peut lâcher dès les premières sessions. Côté bruit, un moteur universel à 9 000 tr/min siffle fort. Protection auditive obligatoire dès le premier contact.

Résineux et peuplier : le terrain de confort

Sapin, épicéa, pin droit de fil : en passe de 2 mm sur toute la largeur, le moteur ne bronche pas. Les copeaux sortent réguliers, l’avance ne ralentit pas. Deux fers à 9 000 tours, avance de 6 mètres par minute : ça fait environ 3 000 coupes par mètre linéaire. Sur bois tendre droit de fil, c’est ce qui donne cet état de surface propre sans reprise au ponçage. Plus il y a de coupes par mètre, plus la surface est lisse. 3 000 coupes par mètre, c’est correct sur du tendre. On commence à voir les ondulations en dessous de 2 000. Peuplier, tilleul : même confort, la machine est dans sa zone.

Je n’ai pas mesuré la rugosité au comparateur, mais en lumière rasante les ondulations sont visibles : un passage en grain 180 reste nécessaire.

Là où il faut rester vigilant, c’est sur le pin noueux en session longue. Le moteur est un universel à charbons, pas un moteur à induction : son régime fluctue avec l’effort. Chaque nœud dur fait chuter la vitesse de l’arbre, et ça laisse des marques irrégulières sur la surface. En rabotage d’épaisseur prolongé, le moteur chauffe. Sur du pin de 60 mm de large en passes rapprochées, la protection thermique peut se déclencher au bout de vingt à trente minutes. Il suffit de laisser refroidir et de reprendre, mais il faut le savoir pour organiser ses sessions.

Hêtre et frêne : le moteur tient, la passe se réduit

La fiche annonce 2 mm de profondeur de passe. Dès que le hêtre passe sous les fers en pleine largeur, on entend la différence : le moteur monte dans les aigus, le régime chute, et les ondulations apparaissent sur la surface rabotée. Le copeau s’épaissit, devient irrégulier. Il faut descendre à 1 mm par passe et multiplier les passages. Sur du frêne, même constat. Et comme la vitesse d’avance est fixe à 6 m/min, on n’a pas la marge qu’offre une machine à deux vitesses pour soulager le moteur en ralentissant. Le corroyage reste faisable, mais le ponçage après rabotage devient systématique.

Et sur le chêne ? Le seuil des 254 mm

J’ai travaillé assez de chêne sur des machines de cette famille pour le dire sans détour : en largeur pleine, c’est 0,5 à 1 mm de passe, pas plus. Au-delà, le copeau s’arrache au lieu de se trancher, le moteur décroche. Ce n’est pas un défaut propre à la Femi, c’est la réalité de toutes les combinées 1 500 W du segment. On dégrossit, on ne finit pas.

La Femi PF150, c’est la petite sœur de la gamme : 152 mm de largeur, 1 250 W, format d’établi qu’on range après la session. Elle encaisse 3 mm de passe avec une avance de 8 m/min. La PF 250 monte à 1 500 W mais plafonne à 2 mm pour 6 m/min. Plus de watts, moins de capacité de coupe. La largeur double, de 152 à 254 mm, absorbe tout le gain de puissance.

La goulotte qui se bouche en rabotage

La sortie copeaux de la PF 250 fait 60 mm de diamètre. Les aspirateurs d’atelier standard utilisent du 100 mm. Il faut intercaler un réducteur conique 100 vers 60 mm entre les deux : on en trouve pour 5 à 10 € chez n’importe quel fournisseur d’aspiration.

Vingt minutes de rabotage en continu, et la goulotte s’engorge. Les copeaux s’accumulent, l’avance force, il faut couper le moteur, ouvrir le capot et dégager à la main. Le capot fait double emploi sur cette machine : il canalise les copeaux et sert de protection avec micro-interrupteur de sécurité. Si le capot n’est pas correctement en place, la PF 250 refuse de démarrer. Tant mieux pour les doigts, mais ça veut dire qu’il faut un aspirateur branché en permanence, pas en option.

Un raccord Ø100 mm, c’est le minimum. Les petits aspirateurs de chantier en Ø36 mm ne font pas le travail. Il faut viser 450 m³/h pour que ça fonctionne, 600 m³/h pour oublier la goulotte. Les aspirateurs d’atelier courants, Scheppach HA 1000 ou Einhell TE-VE 550, tournent autour de 1 200 m³/h en sortie. Avec le réducteur 100 vers 60, comptez 700 à 800 m³/h au niveau de la machine : c’est suffisant. Même équipé correctement, le passage reste étroit. C’est pareil sur toutes les combinées compactes de ce gabarit, et ça oblige à garder un œil sur l’évacuation pendant les longues séries.

Je n’avais pas de sonomètre sous la main lors de ce test. Femi ne publie pas de donnée sonore sur sa fiche en ligne. Je n’ai pas trouvé de valeur officielle confirmée. En ressenti, c’est dans la même zone que la Güde GADH 254 publiée à 93 dB LWA par le constructeur. Les deux imposent le casque. Sur des sessions d’une heure ou plus, les oreilles sifflent avant la pause. En zone résidentielle ou en atelier partagé, c’est un vrai sujet.

33,5 kg sur piètement : stabilité et vibrations

On a vu qu’il fallait boulonner la machine sur un plan lourd. Voici ce que ça change sur le bois : les vibrations du piètement se retrouvent sur la pièce. Sur du résineux en passes légères, ça passe. Dès qu’on charge en hêtre ou en frêne, les micro-vibrations du support s’ajoutent aux ondulations du moteur universel. Le résultat, c’est une surface qui demande encore plus de ponçage. J’ai constaté la même chose sur toutes les machines légères posées sur tôle pliée. Le problème n’est pas la machine, c’est le couple machine-support. Réglez le support, vous réglez la moitié du défaut de surface.

Les fers tiennent correctement sur résineux. Comptez une trentaine d’heures avant de sentir la coupe se dégrader. Le format 261 × 16,5 mm est spécifique à Femi : les Scheppach HMS 1080 utilisent du 260 × 20 mm, les Güde du 258 × 22 mm. Les cotes ne passent pas d’une marque à l’autre. La paire se trouve entre 10 et 15 €. Par contre, le circuit d’approvisionnement principal passe par l’Italie. Quand on commande d’avance, ce n’est rien. Quand on découvre un fer ébréché un samedi matin avec du bois à finir pour lundi, c’est autre chose.

Femi, j’en ai croisé les scies à ruban en atelier bien avant de voir leurs dégauchisseuses-raboteuses. L’entreprise est italienne, basée à Castel Guelfo di Bologna, et elle tourne depuis plus de 55 ans. Sur les machines de coupe métal, elle a fait ses preuves. La gamme bois, baptisée Job Line, est arrivée plus tard et le réseau français reste mince. Et il faut le dire sans détour : le bâti en tôle pliée, les tables alu moulé sous pression et l’architecture générale se retrouvent d’une marque à l’autre dans ce segment. Les fers, eux, sont au format spécifique Femi (261 × 16,5 mm) et ne sont pas interchangeables avec les Scheppach ou les Güde. Conception italienne, oui. Plateforme exclusive de A à Z, non. Ce n’est pas un reproche, c’est un fait que le prix devrait refléter.

Pour acheter la raboteuse dégauchisseuse Femi PF 250 en France, c’est en ligne : Maxoutil, ManoMano, Amazon.fr. Vous ne pourrez pas voir la machine avant d’acheter : il n’existe pas de réseau de revendeurs physiques spécialisés bois en France. Pour les raboteuses dégauchisseuses Femi dans leur ensemble, la distribution reste concentrée sur quelques sites marchands. Le SAV passe par HMC Arbent dans l’Ain. Quand une machine tombe en panne, c’est là qu’il faut appeler. Il n’y a pas de réparateur relais à deux départements de chez vous, pas de pièce en stock qu’on vient chercher le lendemain.

La garantie reste le point faible du dossier. Un an constructeur, comme sur la PF150. En face, Scheppach propose cinq ans extensibles à dix ans avec enregistrement sous 30 jours, Fartools cinq ans. Sur une machine à 750 €, un an de garantie, ça pèse.

Et quand il faut remplacer une pièce, le circuit passe par l’Italie. Charbons, courroie, pièces mécaniques : il faut commander chez les fournisseurs italiens, en italien, avec les délais qui vont avec. Pour qui anticipe ses consommables et commande par lot, ce n’est rien. Pour qui découvre une panne un vendredi soir, c’est une semaine d’atelier en moins.

Scheppach HMS 1080 : deux fois moins chère, même largeur

355 à 470 € TTC livrée. Mêmes 254 mm de largeur, mêmes 1 500 W, même type de moteur universel. Six kilos de moins que la Femi, pas de piètement fourni. Mais à 300 € d’écart, on s’achète un piètement correct et il reste de la monnaie pour deux jeux de fers. La garantie de cinq ans extensible à dix ans avec enregistrement sous 30 jours enterre la Femi sur ce terrain, et le SAV français est structuré. Même plateforme que les autres, assemblée en Chine, finition variable selon les exemplaires. Sur le papier, je ne trouve pas de quoi justifier le double du prix. J’ai détaillé tout ça dans le test complet Scheppach HMS 1080.

Güde GADH 254 : le challenger allemand à 450 €

400 à 500 € TTC livrée. Même puissance, même largeur, poids comparable à 32,5 kg. Là où la Güde prend l’avantage, c’est en dégauchissage : 3 mm de passe contre 2 mm pour la Femi. En rabotage, les deux machines sont à égalité à 2 mm. La vitesse d’arbre est inférieure, à 8 500 tr/min, ce qui donne moins de coupes par mètre. Mais la passe plus généreuse compense au quotidien. Le bruit publié par Güde est de 93 dB LWA, là où Femi ne donne rien. Deux ans de garantie, 250 € de moins. J’ai passé du temps sur cette machine pour notre test de la Güde GADH 254, et c’est celle que j’ai pu pousser le plus loin dans les tests. Sur hêtre en dégauchissage, le millimètre de passe supplémentaire se sent vraiment : là où la Femi demande deux passages, la Güde en fait un.

Fartools PTH 254B : la garantie 5 ans comme argument

Autour de 575 € TTC livrée. Mêmes 1 500 W, 8 500 tr/min, mêmes 254 mm. Ce qui change : 3 mm de passe en rabotage contre 2 mm pour la Femi, soit 50 % de capacité en plus en rabotage d’épaisseur. En dégauchissage, les deux machines sont à 2 mm. En rabotage continu sur feuillus mi-durs, ça veut dire moins de passes et moins de surchauffe moteur. La transmission passe par une chaîne au lieu d’une courroie. Plus direct, moins de patinage sous charge, mais plus bruyant. La garantie de cinq ans est la plus longue du segment, et la machine coûte 170 € de moins que la Femi. La finition fait plus bas de gamme avec ses carters plastique. Mais 3 mm de passe en rabotage, 5 ans de garantie et 170 € d’économie : à specs égales, c’est la Femi qui doit se justifier, pas la Fartools PTH 254B.

Si vous cherchez quelle raboteuse dégauchisseuse choisir dans le segment 254 mm, la PF 250 mérite qu’on pose les chiffres à plat avant de sortir la carte.

Le test le confirme sur résineux et feuillus tendres : la raboteuse dégauchisseuse Femi PF 250 fait le travail. La coupe est propre, le piètement fourni simplifie l’installation, la table dégau de 920 mm guide correctement les pièces longues. Pour un amateur en atelier fixe qui travaille principalement du sapin ou du peuplier, c’est un outil de corroyage honnête.

Mon avis sur ce point est net : 740 à 820 € pour des tables en alu coulé comme les autres, un moteur universel identique à la concurrence et une plateforme OEM partagée avec des machines à moitié prix. La garantie d’un an et le SAV à distance n’arrangent rien. Le surcoût se retrouve-t-il dans la qualité de coupe ou la rigidité des tables ? Non. On paie l’origine européenne et le piètement intégré.

Si le budget commande ou si la garantie pèse dans votre décision, les trois concurrentes qu’on vient de passer en revue répondent mieux pour 170 à 400 € de moins. Si j’avais ce budget aujourd’hui et que le neuf était impératif, je regarderais d’abord la Fartools pour la passe de 3 mm et la garantie, ou la Scheppach pour le prix. La Femi, je la prendrais si l’origine européenne compte vraiment dans ma décision et que j’accepte de payer pour ça. Et si le budget monte au-delà de 2 000 €, la Femi PF 250/600 passe en tables fonte, 148 kg et arbre 75 mm : c’est un autre gabarit.

Pour élargir la recherche au-delà de ces quatre machines, notre comparatif des meilleures raboteuses dégauchisseuses couvre l’ensemble du segment. Et si malgré tout la PF 250 vous parle, c’est votre atelier, votre pratique. Le bon choix, c’est celui qui y correspond, pas une étiquette.

Questions fréquentes sur la Femi PF 250

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