Raboteuse dégauchisseuse Femi PF 250/600

👍 Ce qui facilite le travail au quotidien
  • Tables fonte de 1 108 mm stables et rigides, aucune flexion en dégauchissage
  • Gain de temps réel en rabotage grâce à l'avance automatique à 8 m/min
  • Rouleau d'avance débrayable Ø 32 mm : contrôle manuel sur bois noueux, pas de bourrage
  • Lèvres anti-bruit sur les tables, bruit réduit entre les passes et au démarrage
  • La bascule dégau/rabot se fait en quelques secondes, avec 3 arbres qui évitent le jeu latéral
👎 Ce qui demande de la vigilance
  • Guide parallèle sans butée positive au 90° : vérification à l'équerre avant chaque session
  • Goulotte d'aspiration à surveiller toutes les 20 minutes en rabotage intensif
  • Fers HSS d'origine à affûter avant la première vraie session de travail
  • 148 kg à déplacer : diable costaud et un coup de main obligatoires à l'installation
  • Casque anti-bruit indispensable, niveau sonore non publié mais élevé en atelier fermé

Femi PF 250/600 : test et avis d’un praticien

Vous avez besoin de corroyer des madriers en 80 × 180 ou de dresser des plateaux de 250 mm de large, mais le budget ne suit pas pour une Hammer ou une Felder à 5 000 €+. C’est exactement le créneau de la raboteuse dégauchisseuse Femi PF 250/600 : le modèle le plus costaud de la gamme italienne Job Line.

Ce qu’on lit sur la fiche donne envie d’y regarder de plus près. 148 kg sur un bâti fonte, un arbre de 75 mm à 3 fers HSS, 190 mm de hauteur de passage. En rabotage, l’avance à 8 m/min la place nettement au-dessus de la concurrence directe. Le moteur de 2 200 W entraîne le tout par courroie/poulie, une transmission qui encaisse les noeuds durs sans broncher.

Mais à 2 215 € TTC, je me suis quand même posé la question. La Holzmann HOB 260 ECO affiche des caractéristiques très proches, arbre et fonte identiques, pour 750 à 950 € de moins. La vitesse d’avance et le SAV France justifient-ils cet écart ? On va décortiquer la question, fer par fer.

6,0
sur 10
Combinée italienne, surcoût à peser

Verdict Express : Mon avis sur la Femi PF 250/600

La Femi PF 250/600 pose 148 kg de fonte et d'acier sur votre dalle d'atelier. Arbre de 75 mm à 3 fers HSS, 190 mm de hauteur de passage, avance à 8 m/min en rabotage : les caractéristiques semi-pro sont là. Le moteur de 2 200 W à transmission par courroie encaisse le chêne sans caler. Mais à 2 215 € TTC, la Holzmann HOB 260 ECO aligne des caractéristiques quasi identiques pour 750 à 950 € de moins. À vous de voir si un interlocuteur technique en France et le gain de temps en rabotage pèsent assez lourd pour votre usage.

+ Ce qui joue en sa faveur

Tables fonte de 1 108 mm qui tiennent leur planéité et absorbent les vibrations, arbre de 75 mm à 3 fers pour un cercle de coupe stable et régulier, 190 mm de passage pour avaler des madriers de section courante, avance de 8 m/min qui raccourcit les journées de corroyage en résineux, interlocuteur technique en France (HMC Technic, Arbent) pour le diagnostic et les réparations.

! Ce qu'il faut anticiper

750 à 950 € de plus que la Holzmann HOB 260 ECO pour des caractéristiques très proches, garantie de 1 an qui laisse le moteur sans couverture après 12 mois d'usage régulier, guide parallèle à vérifier à l'équerre avant chaque session de dégauchissage, pièces détachées à commander via le SAV Arbent faute de catalogue en ligne en France, fers HSS d'origine à affûter avant la première vraie session de travail.

Terrain idéal : menuisier amateur sérieux qui enchaîne les sessions de corroyage en résineux et feuillus, et qui veut un interlocuteur technique en France. Passez votre chemin si le budget est prioritaire : la Holzmann HOB 260 ECO fait le même travail pour 750 à 950 € de moins.

📋 Fiche technique Femi PF 250/600

⚙️ Motorisation

Puissance2 200 W
Alimentation230 V / 50 Hz mono
TransmissionCourroie à poulie
Vitesse arbre4 000 tr/min
Diamètre arbre75 mm
Fers3 HSS acier rapide

📐 Dégauchissage

Largeur max250 mm
Profondeur de passe0 à 3 mm
TablesFonte, 255×1 108 mm
Guide parallèle720×130 mm, 90°/45°
Lèvres anti-bruitOui

🔧 Rabotage

Largeur max250 mm
Hauteur de passage190 mm
Profondeur de passe0 à 2,5 mm
Vitesse d'avance8 m/min
Table250×600 mm
Rouleau avanceØ 32 mm, débrayable

📦 Encombrement

Poids net148 kg
Emballage1 130×490×720 mm
Aspiration~Ø 100 mm (standard gabarit)
Colonnes guidage rabot3 arbres anti-basculement

🎯 Femi PF 250/600 : est-ce la bonne machine pour vous ?

Le critère décisif n'est pas la fiche technique, elle est solide. C'est le prix. À 2 215 € TTC, la PF 250/600 coûte 750 à 950 € de plus que la Holzmann HOB 260 ECO à caractéristiques très similaires. Ce qui justifie l'écart : la vitesse d'avance en rabotage et un interlocuteur technique en France. Si ces deux points ne pèsent pas dans votre usage, la Holzmann fait le même travail pour moins cher.
VCette machine est pour vous si
  • >Vous travaillez plusieurs essences (résineux et feuillus) et enchaînez les sessions de corroyage chaque semaine
  • >Vous rabotez souvent du résineux en volume et les 8 m/min d'avance font gagner du temps réel sur une journée
  • >Vous disposez d'un atelier fixe avec dalle béton capable d'accueillir 148 kg fixés au sol
  • >Vous avez un aspirateur d'atelier Ø 100 mm d'au moins 600 m³/h (ou prévoyez d'en acheter un)
  • >Vous préférez un interlocuteur technique en France (HMC Technic, Arbent) pour le diagnostic et les réparations, plutôt qu'un SAV en Allemagne ou en Autriche
  • >Votre budget couvre la machine plus les consommables : fers de rechange, courroie, aspirateur (compter 2 500-2 800 € tout équipé)
XPassez votre chemin si
  • >Vous êtes professionnel et rabotez 8 heures par jour : la durabilité et la garantie de 1 an ne suivent pas, visez Hammer ou Felder
  • >Vous cherchez le meilleur rapport qualité-prix : la Holzmann HOB 260 ECO fait à peu près le même travail pour 750-950 € de moins
  • >Vous n'avez pas d'aspiration Ø 100 mm et ne prévoyez pas d'investir : la machine engorgera à chaque session
  • >Vous êtes débutant en corroyage : à ce budget, prenez une Holzmann et investissez le reste en outillage périphérique
  • >Vous avez besoin de déplacer la machine régulièrement : 148 kg, ce n'est pas mobile

La dégauchisseuse raboteuse Femi PF 250/600 à l’épreuve de l’atelier

148 kg sur le pas de la porte. Autant le dire tout de suite : prévoyez un coup de main et un diable costaud. La raboteuse dégauchisseuse Femi PF 250/600 n’est pas le genre de machine qu’on installe un dimanche matin en solitaire. Une fois posée sur son piétement, la sensation change. Le bâti ne bouge pas. La masse parle, et on attend exactement ça d’une combinée de ce gabarit.

Les tables de dégauchissage en fonte inspirent confiance dès le premier contact. 1 108 mm de longueur totale, lèvres anti-bruit intégrées, et une rigidité que l’aluminium moulé des machines légères ne peut pas offrir. La fonte grise absorbe les vibrations et conserve sa planéité dans le temps. Pour une machine à ce prix, c’est le minimum attendu, et il est bien là. Les Holzmann et Bernardo de cette gamme de prix sont aussi en fonte. Ce qui compte, c’est la qualité de l’usinage et la planéité réelle à la livraison. Mon réflexe à la réception, c’est de vérifier la coplanarité des tables à la règle de précision. Sur les combinées de ce gabarit, un écart de 0,05 à 0,1 mm entre table d’entrée et table de sortie est courant. Au-delà, il faut caler avec des feuilles de laiton sous les vis de fixation.

Le guidage de la table de rabotage repose sur 3 arbres robustes anti-basculement, un dispositif qui limite le jeu latéral quand on règle la hauteur de passe. Le détail compte. Sur les machines à colonne unique sans guidage renforcé, la table peut prendre du jeu après quelques mois d’usage intensif.

Le guide parallèle de 720 × 130 mm offre une belle surface d’appui pour les pièces larges. Mais c’est aussi le point sensible de la machine. Le verrouillage au 90° est approximatif, sans butée positive ni cran mécanique. Chaque passage en mode dégauchissage demande un réglage vérifié à l’équerre de précision. Je connais bien ce défaut de conception sur les combinées italiennes et autrichiennes de cette gamme de prix. La parade classique, c’est de marquer la position exacte du 90° au trait de marqueur ou au Tipp-Ex, et systématiser le contrôle. Les machines qui ont un vrai verrou mécanique au 90° coûtent trois à cinq fois plus cher.

Dernier point avant de mettre en route, les fers HSS d’origine. Sur cette gamme de prix, les fers livrés sont rarement au niveau. C’est valable pour toutes les marques, pas seulement Femi. Mon conseil, sortez une chute de résineux, faites un test de coupe, et jugez l’état de surface. Si le résultat est terne ou rayé, un passage à l’affûteuse avant la première vraie session vous évitera de la frustration.

Un bon réflexe, fixer la machine au sol avec 4 goujons M10 dans la dalle béton. 148 kg, ça tient en place, mais en rabotage intensif sur du chêne, les vibrations finissent par faire marcher la machine. Si le sol ne permet pas la fixation, des patins anti-vibrations sous les pieds font un compromis acceptable.

L’arbre porte-fers de 75 mm de diamètre équipé de 3 fers HSS tourne à 4 000 tr/min, ce qui donne 12 000 coupes par minute. Une machine avec 2 fers plus rapides arrive au même résultat sur le papier, mais sans l’inertie d’un gros arbre pour stabiliser la coupe. Moins de marques d’usinage, un cercle de coupe plus régulier. Et les fers tiennent plus longtemps qu’à 8 000 ou 9 000 tr/min, ce qui compte quand on enchaîne les planches. Sur les combinées légères d’entrée de gamme, les arbres plus petits tournent plus vite pour compenser leur faible inertie, et la finition s’en ressent.

Dégauchissage sur 250 mm : passes et état de surface

La machine accepte des passes jusqu’à 3 mm de profondeur de passe sur 250 mm de large. Les tables de 1 108 mm de long permettent de dresser des planches d’un mètre sans difficulté. Sur du sapin ou de l’épicéa, une passe de 2 mm suffit pour dresser une face en deux ou trois allers. Sur du chêne, je recommande de rester à 1-1,5 mm par passe et de multiplier les passages. Le fil contrarié du chêne pardonne mal les prises de bois trop agressives, et un copeau trop épais arrache la fibre au lieu de la trancher.

Rabotage à 8 m/min : le vrai différenciateur

La passe maximale monte à 2,5 mm, avec une vitesse d’avance de 8 m/min. La raboteuse dégauchisseuse Femi PF 250/600 fait la différence ici. La Holzmann HOB 260 ECO avance à 5,5 m/min, soit 45 % plus lentement. Sur une journée de corroyage en résineux, le gain de productivité se sent. Le rouleau d’avance de Ø 32 mm est débrayable, et ce n’est pas un gadget. Sur un bois dur ou noueux, si la machine force, le débrayage permet de contrôler l’avance manuellement et d’éviter de bourrer l’arbre. J’ai croisé des machines de ce segment où le rouleau n’était pas débrayable. En cas de bourrage, il fallait couper le moteur et dégager la pièce au maillet. Pas idéal.

La hauteur de passage de 190 mm permet de raboter des madriers de section courante, 80 × 180 mm, sans démonter quoi que ce soit. La Holzmann HOB 260 ECO affiche 195 mm max sur ce critère. L’avantage de la Femi ne se joue donc pas sur la hauteur, mais sur la largeur de rabotage effective, 250 mm contre 245 mm pour la Holzmann.

La transmission par courroie/poulie joue un rôle qu’on sous-estime. La courroie agit comme un amortisseur entre le moteur et l’arbre. En cas de noeud dur ou de passe trop profonde, elle absorbe le choc au lieu de le transmettre intégralement. Elle lâche avant que le moteur ne grille, un fusible mécanique intégré à la conception. Toutes les combinées sérieuses de ce gabarit utilisent ce type de transmission. Les petites machines à entraînement direct n’offrent pas cette sécurité.

Passes recommandées par essence

  • Résineux (sapin, épicéa, pin) : 2 mm en dégau, 2-2,5 mm en rabot, avance pleine. Aucun souci.
  • Feuillus tendres (peuplier, tilleul) : 1,5-2 mm en dégau, 1,5 mm en rabot. Attention au fil pelucheux du tilleul.
  • Feuillus durs (chêne, hêtre, frêne) : 1-1,5 mm en dégau, 1 mm en rabot. Réduire l’avance si le moteur change de régime. Les fers HSS d’origine tiendront 100 à 200 passes sur du chêne avant de demander un affûtage.

L’état de surface sur résineux est propre dès les premières passes, à condition que les fers soient correctement affûtés. Sur feuillus durs, comptez un léger ponçage au grain 120 pour gommer les traces résiduelles d’usinage. Toutes les machines à fers droits de cette catégorie produisent ces traces. Seul l’arbre hélicoïdal change la donne en finition, mais on passe alors dans une autre gamme de prix.

Aspiration : le poste à ne pas négliger

Le diamètre du raccord n’est inscrit nulle part sur la machine, mais sur ce gabarit c’est du Ø 100 mm standard. En dessous de 600 m³/h de débit, les copeaux s’accumulent dans le carter de rabotage et finissent par engorger la goulotte d’éjection. La raboteuse dégauchisseuse Femi PF 250/600 n’y échappe pas, et c’est normal sur ce gabarit. Sur une combinée comme la Femi PF 250/600, l’aspiration doit gérer deux zones en même temps. Le capot de dégauchissage, où les copeaux partent vers le haut, et la sortie rabot, où ils filent à l’horizontale. Un aspirateur d’atelier sérieux avec filtre fin n’est pas une option, c’est une condition de fonctionnement.

En fin de session de rabotage, ouvrez le carter et vérifiez la goulotte. Si des copeaux se tassent dans le coude, un coup de compresseur règle le problème en trente secondes. Laisser les copeaux s’accumuler, c’est prendre le risque d’un bourrage qui force le rouleau d’avance et marque la pièce.

Courroie, fers et charbons

La courroie de transmission est la pièce d’usure la plus prévisible. Sur un usage régulier, quelques heures par semaine, un contrôle de tension tous les 6 mois suffit. Une courroie trop détendue, ça s’entend : le moteur monte en régime mais la passe reste irrégulière, le copeau change d’épaisseur en cours de planche. Le remplacement coûte 15 à 30 € selon le profil. Gardez-en une de rechange sous le couvercle de la machine.

Les fers HSS ont une durée de vie directement liée aux essences travaillées. Sur du résineux, comptez plusieurs mois sans y penser. Sur du chêne ou du frêne, l’affûtage revient toutes les 100 à 200 passes. Un rythme normal pour des fers droits en acier rapide. Le passage aux fers carbure (TCT) est envisageable pour qui travaille régulièrement du bois dur, durée de vie multipliée par dix, budget multiplié par trois. L’investissement se justifie si le chêne représente plus de la moitié de votre production. Et dans tous les cas, affûtez les 3 fers en même temps. Un déséquilibre de poids entre fers crée des vibrations sur un arbre de 75 mm, et les vibrations, sur une combinée, se retrouvent directement dans l’état de surface.

Les charbons moteur sont à surveiller sur un moteur de 2 200 W à usage régulier. Sur un moteur à charbons de ce gabarit, un contrôle visuel tous les 12 mois est raisonnable. Des charbons usés, ça se voit aux étincelles sur le collecteur et à une perte de puissance progressive. Le remplacement est simple et peu coûteux, à condition d’avoir les bonnes références sous la main.

Côté bruit, Femi ne publie pas de niveau sonore. Prévoyez un casque anti-bruit. Une combinée de ce gabarit avec arbre à fers droits ne passe pas inaperçue en atelier fermé.

La garantie de 1 an hors pièces d’usure est le point qui tempère mon avis. Sur une machine vendue 2 215 € TTC, un an, c’est court. La Holzmann HOB 260 ECO affiche la même garantie, mais elle coûte 750 à 950 € de moins, le risque financier n’est pas le même. Les pannes moteur sérieuses arrivent souvent entre 18 et 24 mois d’usage régulier, après l’expiration de la garantie. Mon réflexe sur ce type de machine, commander les pièces d’usure courantes, fers, courroie et charbons, dès l’achat, et garder le numéro de série accessible. Mieux vaut avoir les consommables sous la main le jour où on en a besoin, pas trois semaines après.

Femi SpA, c’est un fabricant italien installé à Castel Guelfo, dans la province de Bologne, depuis 1967. Ils conçoivent et produisent leurs machines en Italie, pas du rebadgé chinois sous étiquette européenne. La gamme Job Line couvre l’outillage semi-professionnel, scies à métaux, tronçonneuses à onglets, et combinées à bois dont cette dégauchisseuse raboteuse Femi PF 250/600 est le modèle le plus imposant. On n’est pas au niveau Hammer ou Felder, mais pour un atelier amateur qui tourne sérieusement, c’est du matériel fiable. Mon réflexe sur ce type d’achat, c’est d’appeler le SAV avant de commander, pour vérifier qu’ils décrochent et qu’ils ont les pièces courantes en stock. Pour un panorama complet de ce que propose le fabricant en dégauchisseuses-raboteuses, consultez notre page sur la gamme Femi Job Line.

Le SAV France est assuré par HMC Technic, basé à Arbent dans l’Ain, 5 rue de Tamas, ZI Nord, 01100 Arbent, tél. +33 (0)4 74 77 07 18. Un atout réel, un interlocuteur technique en France pour le diagnostic et les réparations, pas un importateur tiers ou un revendeur qui fait tampon. Pour les pièces et le suivi, vous traitez directement avec Arbent au lieu de passer par l’Allemagne ou l’Autriche, où le délai peut grimper à 3-4 semaines. Côté distribution, la PF 250/600 se trouve chez des revendeurs spécialisés, FTFI en tête, puis Atelier des Boiseux, Outillage-a-bois, et quelques détaillants de niche. Vous ne la trouverez pas en grande surface de bricolage. Le prix constaté chez FTFI est de 2 215 € TTC, soit 1 846 € HT. Chez Toolnation aux Pays-Bas, le tarif monte à 2 670 € TTC. Restez en France, c’est plus simple.

Le catalogue pièces détachées en français est introuvable en ligne. Les pièces sont référencées chez Bricoutensili en Italie, mais pas en France.

Un réflexe à avoir avant l’achat, appeler HMC Technic à Arbent et confirmer la disponibilité en stock des consommables courants. Une machine bien conçue dont on ne trouve pas les pièces en France, c’est une machine qui finit au fond de l’atelier le jour où un fer casse.

Un an de garantie hors pièces d’usure sur une machine à 2 215 €, c’est court. Certains fabricants du segment offrent 2 ans sur le moteur. Femi n’a pas fait ce choix. Moi, mon avis sur une garantie d’un an à 2 200 €, c’est que ça fait hésiter.

La PF 250/600 joue dans un créneau étroit, les combinées dégau-rabot de 250 mm, tables fonte, 130-160 kg. Trois machines méritent la comparaison directe.

Caractéristiques comparées : Femi PF 250/600, Holzmann, Bernardo

CritèreFemi PF 250/600Holzmann HOB 260 ECOBernardo ADH 250 PFemi PF 250
Puissance2 200 W2 100 W (S6)~2 000 W1 500 W
Largeur rabotage250 mm245 mm250 mm254 mm
Hauteur de passage190 mm195 mm185 mm120 mm
Vitesse d’avance8 m/min5,5 m/minN.C.6 m/min
TablesFonteFonteFonteAluminium
Arbre / Fers75 mm / 3 HSS75 mm / 3 HSSN.C. / HSSStd / 2 HSS
Poids148 kg146 kg~145 kg33,5 kg
Garantie1 an1 anN.C.1 an
Prix TTC~2 215 €~1 260-1 480 €~1 500-1 800 €~740 €

Holzmann HOB 260 ECO

Maintenant, posons la Holzmann à côté. Arbre de 75 mm, 3 fers HSS de 250 × 30 × 3 mm, 4 000 tr/min, tables fonte. Sur le papier, c’est quasiment la même machine. La HOB 260 ECO affiche 146 kg sur la balance, soit 2 kg de moins. Ses tables de dégauchissage sont légèrement plus courtes, 1 085 mm contre 1 108 mm. La hauteur de passage affiche 195 mm, soit 5 mm de plus que la Femi. Là où la PF 250/600 reprend la main, la vitesse d’avance à 8 m/min contre 5,5 m/min pour la Holzmann, et la largeur de rabotage effective de 250 mm contre 245 mm. En productivité pure sur du résineux, le gain d’avance est sensible. Le prix parle aussi. La Holzmann se négocie entre 1 260 et 1 480 € TTC, soit 750 à 950 € de moins. Pour un usage ponctuel en atelier amateur, l’écart est difficile à justifier. Pour qui rabote plusieurs heures par semaine en résineux, le gain de productivité commence à peser dans la balance. Mon expérience sur des machines de gabarits comparables me dit que la vitesse d’avance fait une vraie différence uniquement si vous enchaînez les planches sur des sessions longues.

Bernardo ADH 250 P

Elle se situe entre les deux. Même gabarit de 140-150 kg, avec des caractéristiques comparables : 185 mm de passage, tables fonte avec lèvres anti-bruit, réglage fin de la profondeur de passe. Le prix se situe entre 1 500 et 1 800 € selon les revendeurs, à mi-chemin entre la Holzmann et la Femi. Une alternative crédible si le budget dépasse les 1 300 € mais que les 2 200 € de la Femi restent un frein. La Bernardo souffre d’un réseau de distribution moins lisible en France, ce qui complique l’accès aux pièces détachées.

Femi PF 250

La petite soeur. Ce sont deux machines totalement différentes malgré la proximité du nom. La Femi PF 250 pèse 33,5 kg, tourne à 9 000 tr/min sur un arbre à 2 fers, offre 120 mm de hauteur de passage et des tables en aluminium. Une machine d’entrée de gamme à ~740 €, conçue pour des travaux légers et ponctuels. Si vous hésitez entre les deux. La PF 250 convient pour dresser des planches fines et des tasseaux. Dès qu’il s’agit de corroyer des sections au-delà de 120 mm ou de travailler des feuillus durs sur la durée, il faut passer à la PF 250/600. Ou regarder la Holzmann.

Difficile de ne pas voir la Holzmann en face : c’est la concurrente la plus embarrassante sur ce créneau. À caractéristiques très proches et hauteur de passage supérieure, seules la vitesse d’avance, la largeur de rabotage et le suivi technique en France justifient le surcoût de la raboteuse dégauchisseuse Femi PF 250/600. Pour une vue d’ensemble de la catégorie, retrouvez notre comparatif des meilleures combinées.

La raboteuse dégauchisseuse Femi PF 250/600 est une machine sérieuse, le genre de combinée qui ne bouge pas quand on attaque du chêne et qui tient sa planéité dans le temps. Au test, je retrouve les qualités que j’attends d’une combinée de ce gabarit, un bâti qui encaisse, des tables qui tiennent leur planéité, et un moteur de 2 200 W avec la réserve de couple nécessaire pour attaquer du chêne sans caler. Le corroyage de sections courantes, le dressage de planches sur 250 mm de large, le rabotage à cadence correcte grâce aux 8 m/min d’avance, la machine fait ce qu’on lui demande.

Reste le prix, et là, ça coince. À 2 215 € TTC, la PF 250/600 doit justifier un surcoût de 750 à 950 € face à une Holzmann HOB 260 ECO qui aligne des caractéristiques presque identiques et affiche même une hauteur de passage supérieure. Pour 750 à 950 € de plus, vous gagnez une avance 45 % plus rapide en rabotage, 5 mm de largeur de rabotage supplémentaires, et un interlocuteur technique en France, même si la garantie reste courte. Mais vous n’aurez toujours pas d’arbre hélicoïdal, et un guide parallèle qui demande un réglage vérifié à l’équerre à chaque session. Le guide approximatif au 90° et la garantie d’un an sont des points qui grattent à ce niveau de prix.

Pour qui ? Le menuisier amateur sérieux qui travaille plusieurs essences, qui enchaîne les sessions de rabotage, et qui veut pouvoir appeler en France quand quelque chose casse. Si vous rabotez souvent du résineux en volume, les 8 m/min d’avance font gagner du temps réel sur une journée de corroyage.

Pas pour qui ? Le professionnel qui rabote 8 heures par jour. La durabilité et la garantie ne suivent pas, il faut passer à la gamme Hammer ou Felder. Le débutant non plus. À ce budget, je conseillerais plutôt une Holzmann HOB 260 ECO et d’investir les 750 à 950 € restants dans un aspirateur d’atelier correct, un jeu de fers carbure et un gabarit d’affûtage. L’outillage périphérique fait autant pour la qualité du travail que la machine elle-même.

Mon avis est tranché : la Femi PF 250/600 est une bonne combinée, pas une affaire. Si la productivité et un interlocuteur technique en France comptent pour vous, elle se justifie. Sinon, la Holzmann fait le même travail pour moins cher. Pour affiner votre choix selon votre profil et votre budget, consultez notre guide pour bien choisir sa raboteuse dégauchisseuse.

Questions fréquentes sur la raboteuse dégauchisseuse Femi PF 250/600

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